Heyden Roi du Sake !


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 | Sujet: Sans même nous dire au revoir Mar 22 Nov 2011 - 19:37 | |
| Titre : Sans même nous dire au revoir Genre : drame, social Nombre de tomes VF/VO : 1 Auteur : UENO Kentarô Édition VF : Kana « made in » Prix : 12,50€ Année de sortie au Japon : 2010 Édition VO : Enterbrain | Citation: | Résumé : 2004, Kentarô Inoue est mangaka. Il habite avec sa femme et sa fille de 10 ans, dans une petite maison qui lui sert aussi d'atelier. C'est une famille heureuse même si sa femme souffre d'une maladie. Elle se soigne et tout a l'air de bien se passer. Jusqu'au jour où, avant d'aller se coucher, Inoue la retrouve allongée face contre sol. "Sans même nous dire au revoir" raconte ce qui se passe après dans la vie de l'auteur jusqu'à aujourd'hui. |
Mon avis : Un récit émouvant mais également autobiographique abordant le thème de la mort et de la perte d’un être cher. J’ai vraiment apprécié ma lecture dans son ensemble, la douleur de Kentaro est assez saisissante. Le mangaka prend la peine d’avertir son lecteur sur la dimension très triste et mélancolique de son recueil. Bien que j’aie apprécié l’œuvre, j’ai tout de même trouvé qu’on pouvait y voir une espèce de guide sur la manière dont il faut procéder. Cela peut s’avérer judicieux en un sens, mais je me suis dit que le ressenti face à une perte étant différent, cela pourrait en dérouter quelques-uns.
Ici, le mangaka est confronté à la mort brutale de sa femme. Bien que malade (elle souffrait d’asthme sévère et de dépression), rien ne laissait présager qu’elle allait partir si tôt. Et c’est justement à travers les jours qui suivent que l’auteur conduit son récit. Cette œuvre semble se faire l’exutoire du mangaka d’une certaine manière. Il explique assez bien qu’il a eu le besoin d’écrire ses sensations, de comprendre ce qu’il se passait dans cette vie qui a basculé en à peine quelques heures. Ainsi, on a l’impression que c’est un enfer et on ne peut que ressentir une grande émotion face aux divers tourments qu’il éprouve : perte d’appétit, sommeil perturbé, culpabilité, souvenirs qui torturent, pleurs et tant d’autres choses encore. Mais on voit également que le travail du deuil ne peut se faire tout de suite. Car oui, perdre un être cher, c’est aussi toutes les formalités qui vont avec et là-dessus, l’auteur ne nous épargne rien : appel à la famille, explications répétitives (accentuant la douleur), obsèques, crémation. Cet aspect pourrait déconcerter dans une certaine mesure car la minutie des détails peut avoir quelque chose d’angoissant, mais en même temps, il nous montre qu’il se met à nu, et qu’il a besoin de le faire. De ce fait, on trouve une légitimation à son projet. Certes, il manque parfois peut-être de philosophie dans ce recueil, mais le côté abrupt a quelque chose d’assez réaliste tout de même.
Par la suite, on est davantage dans le travail du deuil, même si cette partie est sans doute la plus courte car on ne nous en montre pas grand-chose en fait. Toutefois, on voit que le mangaka doit réapprendre à vivre sans l’être aimé, réapprendre à prendre le rythme de la vie, ne pas désespérer. Par la suite, on fait simplement un bond dans le temps montrant que le mangaka a avancé, qu’il est à nouveau « vivant » d’une certaine façon, ce qui prouve réellement que le deuil s’est fait. Un bond qui marque tout de même une note positive.
Graphiquement, c’est un dessin très particulier. Je l’ai trouvé percutant en fait. J’ai vraiment eu le sentiment que l’auteur voulait nous transmettre ses émotions quand elles étaient très vives. On a donc des images parfois distordues ou encore des références à d’autres mangas et tout simplement des photographies qui ont quelque chose de très réalistes. Je me suis même demandée si ce n’était pas le cas dans le fond. Ces images m’ont parfois remuée pour être honnête, on sent une vraie tristesse qui s’en dégage. Je pense que vous aurez du mal à rester indifférent(e)s.
Conclusion : Si l’aspect matériel pourrait déranger certains, cet ouvrage a une vraie dimension testimoniale et une vraie portée sociale. |
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Nemo Ice Mint


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 | Sujet: Re: Sans même nous dire au revoir Mar 22 Nov 2011 - 20:35 | |
| Je voulais vraiment me l'acheter ... Je crois que tu m'as convaincue ^^" |
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