Heyden Roi du Sake !


 Messages: 3662 Age: 28 Manga(s) préféré(s)?: Strobe Edge, Sawako, Bonne nuit Punpun, Comme elles, Beck, Claymore, L'académie Alice, Dengeki Daisy, Ao Haru Ride, Death Note, Mars, Library wars, Life, Monster, Palais, professeur Eiji, Jusqu'à ce que la mort nous sépare, Le chien gardien d'étoiles, Bride stories, L'Arcane de l'aube, Je ne suis pas un homme, etc Anime(s) Préférés(s): Kimi ni todoke, Sakamichi no Apollon, Winter Sonata, Tokyo Magnitude 8.0, Kobato, School days, Claymore, Itazura na Kiss, Clannad after story et encore tant d'autres
 | Sujet: La déchéance d'un homme [Film] Mar 12 Avr 2011 - 20:04 | |
| Titre : Youth littérature – La déchéance d’un jeune homme Genre : Drame Studio : Madhouse production Réalisateur : Asaka Morio Année de sortie au Japon : 2010 Durée : 90mins | Citation: | Résumé : « Je suis devenu bouffon. C'était mon ultime demande adressée aux hommes. Extérieurement, le sourire ne me quittait pas; intérieurement, en revanche, c'était le désespoir. » Ainsi se présente Yôzô, jeune homme issue de la bourgeoisie Japonaise qui d’oisiveté en mauvaise fréquentation va tomber dans la déchéance. Décidé à se consacrer à la peinture, Yôzô arrête ses études et se met à fréquenter certains milieux où la décadence règne jusqu’à se perdre dans une descente aux enfers. |
Mon avis : Un film avec une dimension psychologique très marquée. J’avoue que j’avais des moments où je me sentais mal à l’aise pour une raison que je ne pourrais pas expliquer totalement.
Ce film est extrait d’une collection intitulée Youth Littérature (ou Aoi Bungaku en japonais). Ici, il est donc présenté comme un film, mais il faut savoir qu’il s’agit de quatre épisodes d’une série télé. La déchéance d’un homme est une œuvre majeure de la littérature nippone d’Osamu Dazai, tour à tour vu comme un chef-d’œuvre ou à contrario, une œuvre cynique remplie de noirceur. L’adaptation est tout de même assez libre, avec une large part romancée, mais tout aussi belle visuellement et scénaristiquement.
L’histoire est celle de Yôzo Oba, un fils d’une grande famille dont les apparences sont la chose la plus importante. Depuis qu’il est petit, Yôzo s’est toujours considéré comme un monstre pour une raison qu’on ne parvient pas toujours à définir. Il se convainc que pour être normal, il doit « faire semblant » auprès de ses proches. Mais on comprend en fait que le personnage a un rapport trouble avec sa personne même : ne parvenant pas à s’aimer, il a d’autant plus de mal à aimer les autres. Pour pouvoir échapper à cette vie qu’il a du mal à supporter, il s’évade auprès de femmes, ou dans l’alcool. En fait, il cherche tout ce qui peut le conduire à l’autodestruction et va même jusqu’à tenter de se suicider en compagnie d’une de ses aventures.
Voici donc les jalons de ce film tout en noirceur mais aussi en profondeur. Le réalisateur parvient parfaitement à retranscrire le mal-être de notre héros. D’autant que Yôzo est poursuivit en permanence par une espèce de double fantomatique qui le conduit à la pure folie. Et bien que le personnage soit des plus complexes, on ne peut s’empêcher de s’attacher à lui, comme si nous aussi, on voulait lui venir en aide. Je trouve que c’est la grande force de ce film en un sens. Autre point très bien fait, c’est la manière dont les scènes sont détaillées, il y a un vrai travail de fond comme de forme avec des couleurs judicieusement choisies qui installe un climat blafard, voire glauque parfois comme pour renforcer cette dimension presque grotesque dont le personnage a du mal à se défaire. C’est une vraie descente en enfers qui par moment, semble avoir des moments de répit (qui apparaissent souvent lors de flashback) pour mieux nous happer dans la dégradation du personnage. Et cela contraste grandement avec les remarques que l’on fait sur la beauté du personnage. Cela revient très fréquemment. J’ai pensé que c’était pour l’opposer à sa déchéance. Quand on voit le personnage, on ne peut s’empêcher de penser qu’il est proche de la déperdition en raison de son physique assez chétif. Les femmes ont un rôle très important, surtout trois d’entre elles. Havre de paix comme parfois elles peuvent être les déclencheurs de la folie de Yôzo. J’ai beaucoup aimé ce contraste surtout que la fin semble assez énigmatique.
Graphiquement, c’est une pure réussite, il faut dire que c’est Takeshi Obata, le dessinateur de Death Note qui en est responsable. Alors, certes, par moment, Yôzo a des petits airs à la Light Yagami, mais c’est visuellement très esthétique. Les personnages féminins de toute beauté, attrayante, mais avec un petit côté dangereux parfois.
Le tout est sublimé par une musique agréable comme plus percutante par moment. Les voix des doublages sont aussi très réussies et j’ai pu écouter rapidement la version française qui n’est pas (ce qui est quelque chose pour moi) si déplaisante à écouter.
Conclusion : Un film d’une très grande finesse qui laisse beaucoup de réflexions à son achèvement. Il faut savoir le deuxième film est prévu en dvd en juillet.
Trailer Bande-annonce
|
|